Des salins à Salernes
En partenariat avec l'entreprise Vagh, manufacture de céramique à Salernes, 35 élèves (de 2CCD et 1 STD2A) ont collaboré pour concevoir et fabriquer une grande fresque céramique sur le thème des oiseaux des Salins des Pesquiers : flamants roses, avocettes élégantes, sternes ou échasses blanches, à travers une composition graphique mettant en valeur les couleurs, les formes et les équilibres propres à cet écosystème fragile. Notre idée était de rendre hommage à la richesse locale, tant en termes de techniques vernaculaires que de ressources naturelles. Deux designers, Céline Thibault et Géraud Pellottiero, sont intervenenus en workshop grâce à un pass-culture via la villa Noailles, afin de dynamiser le projet dans sa conception et sa réalisation.

Sur des carreaux fournis par la manufacture de Salernes, un groupe d'élèves a travaillé en sérigraphie , l'autre groupe en bas-relief modelé avec la terre de la même provenance.
Cette réalisation sera scellée sur le mur extérieur de la cantine d'ici la fin de l'année scolaire. Ainsi, cette fresque devient à la fois une production artistique, un support pédagogique et un moyen de sensibilisation à la préservation du patrimoine naturel local.

Les salins d’Hyères, situés entre les deux tombolos de la presqu’île de Giens (Var, France), sont aujourd’hui un site naturel d’exception pour l’avifaune méditerranéenne. Anciennement exploités pour le sel, ces vastes zones humides préservées forment une mosaïque d’habitats variés (eaux saumâtres, vasières, roselières) qui attirent plus de 200 espèces d’oiseaux – jusqu’à environ 260 selon les inventaires récents – et historiquement plus de 300 ont été observées dans la région : limicoles, laridés, anatidés, rapaces, passereaux et bien sûr les emblématiques flamants roses y affluent pour nicher, hiverner ou faire escale lors de leurs migrations. Cette richesse ornithologique, reconnue au titre des réseaux Ramsar et Natura 2000, fait des salins un véritable carrefour migratoire et un sanctuaire pour l’observation des oiseaux tout au long de l’année.
Visite des bénévoles de la LPO PACA dans le cadre du programme Refuge
Le mercredi 29 janvier 2026 les bénévoles de la LPO PACA référents du programme refuge se sont déplacés au lycée pour en faire le diagnostique.
Le projet a pour objectif de créer un Refuge LPO au sein du lycée. Le programme "Mon établissement est un refuge LPO" permet aux établissements scolaires, entreprises, collectivités et autres structures de s'engager activement pour la protection de la faune et de la flore. En devenant un refuge LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), un établissement contribue à la préservation des oiseaux et des habitats naturels en aménageant des espaces verts favorables à la biodiversité. Ce programme offre des ressources pédagogiques pour sensibiliser les élèves ou les collaborateurs à l'importance de la nature et propose des actions concrètes pour soutenir la faune locale. Rejoindre ce programme, c'est faire un pas vers un environnement plus respectueux et durable, tout en bénéficiant de l'accompagnement d'experts pour améliorer la qualité de vos espaces extérieurs. Ensemble, agissons pour un avenir plus vert !

Deux éco-délégués accompagnés de Mme Meriotte et Mme Guarino ont ainsi accueilli les bénévoles au lycée. Nous avons commencé par visiter la cour et les différents espaces verts. Les référents ont été surpris de voir le cortège d'habitats dans le lycée. Ces milieux sont en effet propices à la protection de la biodiversité et accueillent déjà un grand nombre d'espèces.
Nous leur avons ensuite présenté les machines du FabLab. Il faudra réfléchir sur les matériaux qu'il est possible d'utiliser pour fabriquer des nichoirs. Nous avons également réfléchi à un projet pour la création de pancartes qui pourraient être installées dans la cour du lycée. Elles auraient pour but de les élèves et à présenter les différentes espèces d’oiseaux et de plantes présentes dans l'établissement.

Les points forts du lycée sont qu’il possède une grande diversité de milieux naturels, comme la garrigue et la pinède, on y observe également de nombreux oiseaux, (nicheurs et hivernants).
La visite s'est terminée par une rencontre avec M. le Proviseur, qui s'est montré très motivé par ce projet.
Inventaire des oiseaux hivernants au lycée Rouvière
Lundi 8 décembre, un petit groupe d'éco-délégués s'est réuni à 9h pour dresser l'inventaire des oiseaux hivernants du lycée. Encadrés par Mme Guarino et Mme Meriotte, ils ont ainsi fait le tour de l'établissement notant soigneusement les différentes espèces contactées.
L'inventaire ornithologique réalisé au lycée Rouvière s'inscrit pleinement dans l'objectif de développement durable (ODD) n°9, qui vise à « bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation inclusive et durable et encourager l’innovation ». En effet, cet inventaire a permis aux élèves d'explorer et de renforcer leur compréhension des écosystèmes locaux, tout en utilisant des technologies de pointe, comme des jumelles stabilisées, pour observer et analyser les espèces d'oiseaux. L'utilisation de ces équipements innovants a favorisé une approche scientifique et précise de l'observation, essentielle à la collecte de données fiables. De plus, les données ont été saisies sur la base Naturalist, une plateforme de science participative qui encourage l'usage de l'innovation numérique pour la collecte et le partage de connaissances environnementales. Ainsi, cet inventaire contribue à la fois à la sensibilisation des jeunes à la biodiversité et à l'intégration de pratiques durables dans l'éducation et la recherche scientifique, s'alignant avec les principes de l'ODD 9 en matière de développement durable et d'innovation.

Durant cet inventaire 15 espèces ont été observées :
- Rougegorge familier
- Bergeronnette grise
- Choucas des tours
- Corneille noire
- Pie bavarde
- Pouillot véloce
- Rougequeue noir
- Mésange charbonnière
- Mésange huppée
- Fauvette mélanocéphale
- Fauvette à tête noire
- Roitelet à triple bandeau
- Capucin à bec de plomb
- Mouette rieuse
- Goéland leucophée
La biodiversité urbaine représente un enjeu majeur pour la durabilité des villes et le bien-être de leurs habitants. En effet, les espaces urbains, souvent perçus comme des zones artificialisées, abritent une diversité d'espèces animales et végétales qui jouent un rôle essentiel dans l'équilibre écologique local. La préservation de cette biodiversité contribue à la régulation des microclimats, la gestion de l'eau, la purification de l'air et la lutte contre le changement climatique. Par ailleurs, elle favorise l'intégration de la nature dans le quotidien des citadins, améliorant ainsi leur qualité de vie en réduisant le stress et en renforçant les liens sociaux. Toutefois, face à l'urbanisation croissante et à la pression exercée sur les habitats naturels, il devient crucial de repenser la conception des villes pour préserver et restaurer les écosystèmes urbains, tout en encourageant des pratiques de développement durable. La biodiversité urbaine n'est pas seulement un atout écologique, mais aussi un levier pour un avenir urbain plus résilient et harmonieux.
La présence du capucin à bec de plomb, qui n'avais pas été contacté lors de l'inventaire de printemps, témoigne de la dynamique de cette espèce exotique qui tend à s'étendre vers l'Est depuis ces sites de présence traditionnels dans les Alpes-Maritimes. Cette observation a été l'occasion de sensibiliser les élèves à la problématique des espèces exotiques et invasives.
